Okinawa: mode d’emploi

Okinawa: mode d’emploi

Bonjour!

Comment allez-vous? L’été a bien commencé aussi bien en France qu’au Japon bien que, cette année, la saison des pluies se déroule actuellement alors qu’elle se déroule habituellement au mois de juin à Tokyo. L’humidité est également présente, ce qui rend certaines journées plus compliquées que d’autres. Néanmoins, qui dit été dit festival au Japon! Je reviendrai sur ce point plus tard 😉
Aujourd’hui, je reviens avec un article sur Okinawa, présentant quelques points qui peuvent être bon et/ou interessant à savoir avant d’aller visiter Okinawa (qui sait!)

1- Louer une voiture pour les déplacements

Si vous souhaitez partir à Okinawa, louer une voiture sera presque indispensable. Bien que l’île principale d’Okinawa possède des transports en commun, principalement des lignes de bus, et que Naha, la capitale, est traversée par un monorail, avoir sa propre voiture apportera une certaine liberté, surtout si vous voulez sortir de Naha même. Si vous pensez rester uniquement à Naha, les transports en communs seront plus pratiques, ls stress de garer la voiture disparaissant alors, mais aussi le coût du parking.
Pour les routes en elles-mêmes, celles-ci sont souvent bien entretenue, même les nationales ou départementales. De même, grâce à la voiture, vous pourriez aller à des endroits où vous avez vraiment envie d’y aller mais qui sont difficiles d’accès en transport en commun.


L’île d’Okinawa possède également des autoroutes qui peuvent être avec ou sans péages. Les péages japonais restent assez chers donc, si vous passez par des autoroutes, un budget péages peut être à prévoir. Au niveau de la vitesse, les limitations sont plus bases qu’en France, avec des nationales limitées entre 60 et 80km/h grand maximum. Les autoroutes sont limitées au maximum à 100km/h. Malgré tout, il est commun de ne pas respecter les limitations de vitesse en dehors de la ville, ce qui surprend au premier abord. De même, si vous souhaitez conduire au Japon, le permis international n’est pas reconnu et une traduction de permis est nécessaire. Vous pouvez l’obtenir soit avant votre départ grâce à des sites qui font la demande pour vous soit directement au Japon, au bureau de la JAF.

2- La présence des Américains avec les bases de la US Navy est juxtaposée à la vie de tous les jours

Près de 20% de l’île d’Okinawa, l’île principale, est recouvert de des bases américaines appartenant principalement à l’armée de l’air. Ces bases ont été mises en place après la Seconde Guerre mondiale, très meurtrière dans l’archipel, afin que les Américains aient une base en Asie de l’Est et, ainsi, être proche de l’ancienne URSS et de la future Chine communiste. Il faudra d’ailleurs attendre 1972 pour qu’Okinawa soit rendue aux Japonais. En effet, jusque lors, Okinawa faisait partiellement parti des Etats-Unis, utilisant le dollar, conduisant à droite.


Néanmoins, de cette occupation, de nombreuses tensions naissent, que ce soit au niveau national mais également international. Les bases à Okinawa étant des bases de l’armée de l’air, ceci engendre des problèmes de temps à autres, et ce depuis l’arrivée des Américains sur le sol nippon. Ces problèmes peuvent aller des crash d’avion sur des civils japonais, comme en 1959 ou en 2004, avec un hélicoptère sur l’université internationale d’Okinawa, tout comme des cas de viols sur des Japonais par des Marines en plus moins état d’ébritété comme ce fut le cas, entre autre, en 1995 avec les Okinawa Rape Incident. De plus, les Américains ne sont pas jugés selon les lois japonaises étant donné qu’ils possèdent un droit d’extraterritorialité, c’est-à-dire, qu’ils sont jugés aux Etats-Unis selon les lois américaines.


De plus, selon l’article 9 de la Constitution japonaise de 1947, « Le peuple japonais renonce à jamais à la guerre en tant que droit souverain de la nation, ainsi qu’à la menace ou à l’usage de la force comme moyen de règlement des conflits internationaux. Pour atteindre ce but, il ne sera jamais maintenu de forces terrestres, navales et aériennes, ou autre potentiel de guerre. Le droit de belligérance de l’Etat ne sera pas reconnu. » Néanmoins, Okinawa fait face à deux soucis concernant cet article. Le premier concerne les constitutions de manière générale. Les textes constitutionnels restent très souvent vagues et demandent ainsi une certaines interprétations. Dans notre cas, quelles sont les limites du renoncement à la guerre? Avoir une armée pour se protéger d’une possible attaque est-il anticonstitutionnel? Quelles seraient les limites de cette armée? Ainsi, sous l’impulsion américaine et son retrait du Japon en 1952, les Forces d’auto-défense sont créées en 1954 et ont pour but de protéger le pays en cas d’attaque directe au Japon, ce qui était alors le rôle des Américains. Bien que les bases américaines soient toujours présentes sur le territoire japonais, ces dernières étaient alors utilisées pour les Etats-Unis et les militaires américains étaient là pour le Japon uniquement comme renfort. Le Japon servait aux Américains comme rempart contre le communisme chinois et soviétique et permettait d’être une base de contrôle pour l’Asie du Sud et du Sud-Est. C’est à partir de là que le second problème apparait. Le Japon peut-il abriter des armes à but non préventives, qui serviront à tuer dans le cas d’une guerre agression et non une guerre préventive, bien qu’elles ne soient pas utilisée par l’Empire? Cette question divisa beaucoup le pays du Soleil Levant, surtout à la fin de la Guerre de Corée (1951-1953) mais encore plus pendant la Guerre du Vietnam (1955-1975). De nombreux navires ayant fait une halte dans l’île d’Okinawa aurait transporté avec eux divers produits pour la guerre, comme le napalm ou de l’agent orange, également utilisé pendant la guerre du Vietnam.

3- Une culture influencée par la Chine

Avant d’être annexé par les Japonais, en 1879, l’archipel d’Okinawa s’appelait l’archipel des Ryukyu et était un royaume indépendant. L’influence chinoise est déjà présente dans le nom même du royaume étant donné qu’il reprend la première dénomination utilisée pour le royaume. Celle-ci date de 607 et provient du Livre des Sui.


Très tôt, dès le VIIème siècle, l’archipel possède des relations de diverses natures avec la Chine mais aussi le Japon. La Chine est alors la nation la plus importante de l’Asie de l’Est. Tout en restant plus ou moins indépendant, le royaume des Ryukyu entretient ces relations avec les deux pays. De ce fait, l’archipel bénéficie aussi bien d’une influence chinoise que japonais. Néanmoins, en raison de sa proximité géographique avec la Chine et de l’arrivée plus tardive du Japon, la culture chinoise se fait plus ressentir, surtout au niveau de l’architecture. Les bâtiment font penser à ceux qu’on retrouve dans l’Empire du Milieu, le rouge est une couleur dominante, l’omniprésence des lions gardiens, un des symboles chinois. D’ailleurs, la divinité okinawaienne, Shisa, est le lion gardien de l’archipel fait beaucoup penser à son cousin chinois. Shisa serait apparu au cours du XVème siècle et protège depuis Okinawa. Pour toucher un peu plus cette forte influence chinoise, je vous conseille fortement la visite du Ryukyu Mura.

Connaissiez-vous un de ces aspects d’Okinawa? Etes-vous déjà aller sur l’une des îles de l’archipel? Aimeriez-vous y aller?

Bisous!