Kawagoe Masturi

Kawagoe Masturi

Bonjour tout le monde!

Comment allez-vous? Personnellement, ça va bien. J’ai trouvé un travail depuis peu et je suis bien contente de ceci. J’ai d’ailleurs commencé cette semaine. Entre divers entretiens, j’ai pu visiter Kawagoe pour un festival, masturi en japonais.

Situé à une petite heure de train au nord-ouest de Tokyo, Kawagoe est une ville qui est connue pour avoir un une veille ville plus traditionnelle. En effet, les ruelles sont composées de bâtiments peu haut en bois, semblables à ceux de l’époque Edo (1600-1868). Le long des rues se trouvent restaurants, boutiques de souvenirs mais aussi des boutiques plus sucrées, avec des sucreries traditionnelles. Ayant gardé cette structure d’entrepôt, le quartier de Kurazukiri no machinami est le haut lieu touristique de la ville. Toki no kane, la cloche du temps, est également un symbole la ville. Ce clocher date de l’époque Edo et a été reconstruite en 1894 suite à un incendie l’année précédente. Elle a su garder sa forme d’entant avec ses 3 étages. , culminant toujours à 16m. Il est possible d’entendre le son de la cloche quatre fois par jour, à 6h, 12h, 15h et 18h.

J’avais envie de profiter de mes quelques mois sur Tokyo pour aller au moins une fois à Kawagoe. Le week-end du 20 et du 21 octobre a eu lieu le Kawagoe Masturi et c’était l’occasion parfaite pour découvrir à la fois la ville mais aussi un festival avec dashi, ces chars décorés tirés à même la force des bras. A l’occasion, le centre ville est entièrement piéton et devient un lieu de rencontre, de vie et d’échange. Dès mon arrivée et mon entrée dans la zone du festival, j’étais entourée de nombreux stand de nourriture principalement. Yakisoba, okonomiyaki, takoyaki, pomme d’amour, tels sont quelques exemples de ce qu’on peut trouver à cette période dans les festivals de manière générale. Les plats sont faits devant nous ou viennent d’être faits quelques minutes au paravant. Il est facile de se régaler pour 500 ou 600¥. Dans les festivals plus grands, comme celui-ci, il n’est pas rare de voir des personnes manger sur le côté, dans les rues adjacentes.

Finalement, au hasard d’un croisement de rue, un dashi traversait alors la la rue. Des plans des divers parcours et heures de passages des chars étaient disponibles mais je ne suis pas allée en prendre un, étant donné que je m’en suis rendue compte lors de mon départ. Le passage des chars et parfaitement organisé, des policiers venant sécuriser la zone. De plus, des cris d’encouragement se font également entendre avant même l’apparition du haut du dashi. Il est possible d’admirer tous les chars immobiles devant la mairie, point de départ de tous les itinéraires. Chaque char représente une divinité précise, lui rendant ainsi hommage. Au sommet de chaque dashi se trouve une poupée géante représentant cette dernière. Une petite scène à même le char permet ainsi à un danseur d’effectuer une danse traditionnelle au rythme des tambours voisins. Pour vous donner un aperçu du côté imposant de ces chars, ceux du festival de Kawagoe font environ 8m de haut avec la poupée et pèse entre 5 et 6 tonnes.

Les principaux temples et sanctuaires de la ville sont également en fête. C’est le cas du temple Renkeiji, un des plus grands, il y avait un circuit précis à faire pour attirer la chance ou la conserver. Ce temple est centré sur l’amour et il n’est pas rare de voir des couple y aller pour prier dans leur relation et la longévité de cette dernière. Dans la source du temple, on pouvait laver des pièces comme signe de stabilité financière et de bonheur de manière plus globale. Outre les diverses omikuji disponibles et les amulettes, il était possible de se faire lire les lignes des mains. Ceci est assez populaire au Japon, surtout dans les temples, ce qui m’amuse et m’intrigue à la fois. Le temple est alors merveilleusement bien décoré pour l’occasion.

Enfin, comme lors de nombreux festivals au Japon, un sanctuaire ou un temple est au coeur de la célébration. Dans le cas du Kawagoe Masturi, sanctuaire Hikawa jinja, est ce lieu central. Une nouvelle fois centré sur l’amour, le sanctuaire marque l’arrivée des dashi. D’ailleurs, à l’entrée de l’enceinte du temple était installée une scène en hauteur avec des danses. Lorsque les chars ont arrivés, les danseurs du dashi et de scène du sanctuaire se faisaient face et semblaient communiquer au travers de la danse et de la musique. Je n’ai malheureusement pas de photo du sanctuaire étant donné qu’il commençait à pleuvoir quand j’y suis arrivée. Cependant, j’aimerais retourner un jour à Kawagoe pour en profiter pleinement!

Ben sûr, diverses scènes sont dispersées au travers de la zone piétonne à l’occasion du festival. Certaines danses reprennent des croyances. Je pense particulière à la danse du shishi-mai, le lion rouge chinois version japonaise. Cette danse permettrait d’avoir des récoltes abondantes, ce qui explique de voir ces danses pendant le printemps et l’automne. J’étais amusée également de voir des parents tendent leur enfants pour que le lion puisse mimer une morsure. Une nouvelle fois, cette fausse morsure permettrait d’attirer la chance et d’éviter les différents malheurs de la vie. Il n’est pas rare de voir des enfants pleurer quand leurs parents les soulèvent vers la bouche du lion rouge.

Finalement, Kawagoe a été une belle découverte grâce à ce festival. C’était également le premier grand festival avec des chars et autant d’animations que je découvrais et je suis tombée sous le charme, encore. L’automne au Japon s’installe de plus en plus, ce qui signifie également plus de festival pour admirer les érables rouges.

Des bisous <3