J’ai travaillé dans une supérette japonaise

J’ai travaillé dans une supérette japonaise

Bonjour tout le monde!
Comment allez-vous? Je m’excuse tout d’abord de mon absence courant octobre. Disons que j’étais beaucoup dans les trains entre Paris et Mulhouse, à dormir chez des amis, passer des entretiens pour, enfin, décrocher un travail! Vient ensuite la galère de trouver une colocation. Je viens enfin de trouver tout ceci et de prendre doucement mon nouveau rythme. Courant novembre, je serai bien plus présente!

Je reviens aujourd’hui sur une épisode de ma vie au Japon qui a duré près de 3 mois, celui où je travaillais dans une supérette, appelée konbini. J’avais trouvé ce travail grâce au site TownWork où sont répertorié de très nombreuses annonces de travail sérieuses, toutes en japonais. Ces petits boulot, baito en japonais, sont souvent payés au SMIC horaire de la ville où vous travaillez, et est souvent considéré comme « précaire ». De plus, ces petits boulots ne donnent pas accès visa permanent, les working visa qui permettent de rester au Japon et qui sont plus spécifiques au niveau de l’obtention. Je ne vais pas me pencher sur ce cas de figure, n’y connaissant rien, mais je tenais tout de même à soulever le point.

Au niveau des horaires de travail, j’avais demandé de travailler 4 jours par semaine et de faire une vingtaine d’heures par semaine. Ainsi, j’avais 3 jours de congés, très souvent vendredi, samedi et dimanche, et je faisais des horaires du matin. Je commençais souvent aux alentours de 8h ou 9h pour terminer à 14h ou à 15h. Ceci n’est pas si contraignant étant donné que j’avais mes après-midi libres et un long weekend. De même, je ne travaillais pas les jours fériés. Cependant, concernant les pauses, ceci est différent de la France. Pour avoir une pause, il fallait travailler au moins 6h pour avoir une pause de 10min.

Au niveau de l’ambiance, au début, celle-ci était bonne, où l’on pouvait bien travailler malgré les heures de rush. Mes collègues et supérieurs étaient à l’écoute pour mes questions. Néanmoins, ceci n’a duré qu’un mois. Soudainement, l’ambiance a changé et était plus mauvaise, moins productive. La communication est quelque chose qui m’importe beaucoup et je regrettais le manque de communication au sein de l’équipe. en cas de problème, aucun supérieur venait nous le dire directement et préférait le dire à une personne encore plus haute. Une fois, je réalisais mal une tâche et, au lieu de me le dire directement, ma supérieure s’en est plainte à la directrice du magasin. Quand j’avais énervé la directrice, 3 semaines après, cette dernière m’a avoué ce que je faisais mal depuis tout ce temps et qu’on se plaignait de moi. Autre point qui m’a chagriné, le manque de lie avec nos collègues. Je travaillais souvent avec les mêmes collègues et, quand il n’y avait pas de client, rares sont les clients avec qui je parlais. Le jour de Noël, malade, je travaillais de 14h à 19h. J’étais seule avec un collègue japonais toute l’après-midi. Ma supérieure m’avait dit que le 25 décembre était souvent chargé, étant donné que le jour n’est pas chômé au Japon. J’ai vu maximum 10 clients sur mes 5h de travail. De plus, je ne parlais avec mon collègue uniquement concernant ce que je devais faire pour le travail. Enfin, un dernier point, assez classique, on ne termine jamais à l’heure au Japon. En effet, quand je terminais à 14h30, je ne pouvais quitter mon poste à 14h30 même si je n’avais rien à faire et devais attendre 14h35 pour faire bonne impression aux clients tout comme je devais forcément ranger les rayons en partant. En soit, faire des heures supplémentaires ne me dérange pas tant que ces dernières sont justifiées comme avec une grande quantité de travail ou alors terminer mes tâches avant de partir. Cependant, rester pour rester 5 minutes de plus alors que je n’ai plus rien à faire, je n’arrive pas.

KODAK Digital Still Camera

Pour ce point, je serai plus neutre. Travailler en konbini demande beaucoup de polyvalence. Il faut chauffer les plats préparés, encaisser es clients, servir les clients, répondre à leurs questions et la mise en rayon. Au Japon, ces supérettes possèdent des rayons chauds avec des casse-croutes comme du poulet fris, des rouleaux de printemps, pains cuits à la vapeur fourrés à la viande, les nikuman, ou des sortes de nuggests. N’étant pas libre service, il faut donc servir es clients quand il demandePolyvalence: Faire chauffer les plats, encaisser, servir les clients, remettre en rayon.

Enfin, dernier point que j’aimerais aborder est le gaspillage alimentaire dans la grande distribution au Japon. J’avais connaissance du manque de conscience écologique au pays du Soleil Levant, avec le sur emballage permanent, les fruits et légumes parfaitement identique, ce qui indique une grande perte des produits dits non-vendables. Une des points qui m’a le plus surprise, outre ce gaspillage, est la sur-utilisation du plastique. les sachets plastiques ne sont plus autorisés dans la grande distribution alimentaire de manière gratuite depuis une quinzaine d’année. Au Japon, ce n’est pas le cas. Il n’est pas rare qu’une client demande un sachet plastique pour une bouteille d’eau de 50cl. Un autre exemple qui m’a particulièrement choquée, celui qu’une briquette thé glacé. La briquette étant fournie sans paille, il faut en donner une, en plastique bien sûr, et donner un sachet plastique étant donné qu’il y a 2 articles. Il en va de même que tous les plats tous faits sont donnés avec des couteaux et des fourchettes, emballés individuellement, ou des baguette, toute boisson avec une paille. Enfin, il faut séparer les aliments froid et chaud, même si ce dernier n’est pas chauffé, étant donc également froid.

Et vous, avez-vous déjà travaillé à l’étranger ou fait un travail comme celui que j’ai fait? Avez-vous des expériences professionnelles qui vous ont marqué? J’espère que cet article un peu plus différent vous aura plu!

Bisous <3