1 an au Japon, j’en retiens quoi?

1 an au Japon, j’en retiens quoi?

Bonjour!

Me revoilà en France après presque un an au Japon. Quelle année! Bizarrement, je n’ai pas eu ce drôle de sentiment d’être de retour chez mes parents, malgré mes 11 mois éloignés. C’était comme si j’étais partie la veille! Sans plus tarder, je reviens avec un résumé de cette année et surtout tout ce que j’ai appris au Japon!

Amitié

So let’s toast for all the bad times
Toast for all the hard nights
Toast for all the douch bags that’s been breaking our hearts

Si je devais résumer mon année en un mot, ça serait sans doute « amitié ». J’ai tellement appris sur l’amitié en ces presque 11 mois au Japon. Je ne vais pas aborder tous les bons moments que j’ai eu entre amis car il y en a bien trop. Je vais néanmoins me concentrer sur ceux qui ont clairement changé mon année, voire ma vie. Quand je suis arrivée, je connaissais 2 personnes, des connaissances japonaises sur la région, simplement. Autant dire que j’avais bien peur en arrivant dans la capitale nippone. J’ai passé mon mois d’octobre seule, à trainer dans les quartiers de Tokyo sans personne, ou presque, à voyager seule. Je me demandais très très souvent « mais qu’est ce que je fous là? Pourquoi je suis partie? ». C’était un long mois où je me sentais seule dans la métropole la plus peuplée du monde. Mes amis étaient tous en France, loin de moi, et avec le décalage horaire, je ne pouvais pas forcément les appeler quand j’allais mal.


Et puis, un jour, tout a changé. Je suis beaucoup sur Twitter et je parlais avec une fille qui était aussi au Japon, sur Tokyo. Un jour, fin octobre, elle poste une photo sur Twitter d’une pâtisserie en forme de panda et je lui demande où elle l’a trouvé. Quand elle me dit Ueno, je lui propose qu’on se voit. C’est ainsi que j’ai rencontré l’amie qui a changé toute mon année. Vous allez comprendre, par la suite, pourquoi je n’exagère pas en disant « toute mon année ». Le contact passe parfaitement entre nous deux et on décide de se revoir encore et encore. Elle m’emmène dans le bar où elle va tout le temps, bar qui deviendra par la suite mon repère. Elle repartait peu de temps après, fin novembre, mais on a profité de ce court temps pour faire beaucoup de sorties. Le Mont Takao, Yokohama, porter des kimono, sortir en boîte ne sont que des exemples. Quand elle est partie, j’ai dû me refaire une groupe d’amis mais, grâce au bar, rapidement je me refais des amis. Une nouvelle fois, certains sont repartis en France d’autres sont toujours là et sont clairement devenus ma base, ma famille. Si tu lis ces lignes Caro, merci. Tellement de merci. Tu as changé ma vie.
Un autre moment fort en amitié, là où j’ai appris beaucoup sur la force de ce sentiment et pourquoi il ne faut pas le sous-estimé est quand j’ai traversé, avec d’autres amies, une trahison très forte. Sans entrer dans les détails étant donné que je reviendrai dessus après, notre groupe a eu une phase difficile de mi-mars à fin avril, début mai. Tristement, nous nous rendons compte qui sont nos vrais amis lors de ces moments durs, de ces épreuves, et nous découvrons même certaines personnes. Par exemple, j’étais proche d’une fille, mais sans plus, et, grâce à cette épreuve que nous devions traverser toutes les deux, nous sommes devenues très très très proches. Maintenant, 5 mois après cette crise qui a marqué notre vie, c’est devenu comme une soeur pour moi. Nous savons que nous pouvons compter l’une sur l’autre, que la première sera toujours là pour rattraper la seconde et que ce qui nous lie sera plus fort que la distance. Oui, parfois il faut être down pour se reconnaitre nos vrais amis et découvrir des nouvelles personnes qui seront toujours là pour nous.


J’ai encore plus appris que l’écoute, outre la confiance, est quelque chose d’important. Si une amie tient vraiment à nous, elle sera là pour nous remonter le moral quand on va mal. Je suis une personne qui préfère être joyeuse, aller bien, et qui n’aime pas déranger les autres quand elle a un coup de mou. J’ai tendance à me replier sur moi-même quand je suis pas bien, à le cacher, comme par peur de déranger mes amis. Je vois encore une de mes meilleures amies me dire « Je voyais que tu allais pas bien en avril, que tu prenais sur toi » quand je lui ai dit que je n’étais pas au top de ma forme. Oui, je lui ai dit mais un mois après. Aussi, l’honnêteté est importante. Même si elle fait mal, il vaut mieux dire les choses, mais bien les dire, que les cacher. De même, la patience et le plaisir d’aider une amie, la voir heureuse, satisfaite. Ceci n’a pas de prix et ce sont des moments qui sont gravés dans la mémoire des deux. Partager les moments heureux comme tristes rapproche plus qu’on le croit et forge réellement une amitié.
J’ai eu, bien sûr, plein de petits moments plus ou moins insignifiants cette année. Le nombre incroyable de restau avec les amis, les izakaya, les karaoke à n’en plus finir, les heures au téléphone mais aussi en personne la nuit, assister à une demande en mariage, les cuites pour oublier un mec, les soirées improvisées, et le bien trop grand nombre de litres d’alcool bu avec les meilleurs. Un autre grand moment a été mon voyage à Taiwan avec une amie de lycée. Ces quelques jours m’ont fait tellement de bien et ça nous a permis de nous retrouver aussi. J’ai donc découvert le plaisir de voyager entre amies, ce que je n’avais pas vraiment fait avant.

Amour

We’ll make heaven a place on earth

L’amour, quel beau sentiment et à la fois un bien moche. Honnêtement, j’ai beaucoup de mal à m’ouvrir à quelqu’un plus qu’en amitié. Pour vous raconter un peu ma vie, ce que je fais déjà au travers de cet article, je n’ai jamais été vraiment amoureuse. Du moins, je pense de l’avoir jamais été… jusqu’à cette année. J’ai bel et bien eu des crus mais ce n’est jamais allé plus loin que le fantasme. A mes yeux, l’amour est un sentiment incroyable. On donne à l’autre la possibilité de nous rendre heureux, de nous élever, comme le pouvoir de nous détruire. Et c’est cette option qui m’a fait et qui me fait toujours peur.
Cette année a été divisée en deux d’un point de vu amoureux. Une partie très mignonne, digne d’un film à l’eau de rose, et puis, une partie plus dure, aussi digne d’un film.


Novembre a été un mois magique. J’ai toujours crains le mois de novembre, surtout après le 13 novembre. En soi, ce mois commence avec la fête des morts, la Toussaint, les arbres perdent leurs feuilles, aucune fête joyeuse ne vue et surtout, les jours sont vraiment courts. Bref. La joie! Et cette année, novembre 2018 aura été l’un des plus beaux. Lors de mon premier passage au fameux bar, je rencontre l’ami de Caro, l’amie que j’ai rencontrée sur Twitter, et là, tout vient naturellement. Sans forcément entrer dans les détails, le contact passe entre nous directement et rapidement nous nous rendons compte que nous avons de nombreux points communs et que nous nous sommes déjà forcément croisés. Et si le hasard n’existait pas? Je passe un mois merveilleux avec lui mais Monsieur, affectueusement renommé L-kun, rentre aussi en France fin novembre. Malgré tout, nous parlons toujours beaucoup, tous les jours puis quelques fois par semaine et nous compte nous revoir une fois que je serai en France. Affaire à suivre donc.

It wasn’t love,
It was just the perfect illusion

Et puis, arrive ce moment, celui qui a changé ma conception de l’amour, de moi-même, qui m’a appris tellement. Quand L-kun rentre en France, la personne qui nous a vu évoluer se rapproche de moi et commence à passer du temps avec moi pour me remonter le moral. Un soir, j’ai le droit à un message pour me dire « hé je suis pas loin de chez toi, on se voit? » ou un truc du genre. J’ai passé tout le trajet à me dire que je faisais une connerie, que ça allait tout changé. Et j’avais tellement raison. J’ai envie de rester vague sur certains points car je ne suis pas la seule concernée sur ce sujet, vraiment loin de là, et nous touchons à des sujets sensible; j’ai néanmoins envie de vous raconter ce que cette relation toxique m’a apportée. Il s’avère que ce mec était un pervers narcissique et qu’il a remarqué mon moment de faiblesse pour mieux en profiter. Soucis, je n’étais pas la seule et il a mal calculé son coup. Il nous a fallu plusieurs mois pour que nous ouvrons réellement les yeux et surtout une bonne aide extérieure, sans oublier une de ses conneries. Tout notre groupe d’amis était lié par des secrets et si un tombait, tout le monde tombait. C’est pour vous donner un aperçu de la complexité de la situation. Bref. Je suis sortie cassée de cette relation, avec une estime de moi-même bien base. Il m’avait cassé, il nous avait cassé. J’ai également appris que j’étais naïve, sans doute par mon manque d’expérience.

Don’t you know I’m still standing better than I ever did

C’est donc grâce ça lui que j’ai appris l’importance de l’amitié.
Pendant ce temps, L-kun était toujours là, avec nos messages de tout et de rien, à parler de la vie, du beau temps, à nous partager nos photos de voyage, à refaire le monde parfois avec nos private joie. Quand j’allais mal, il était là pour me remonter ce petit moral et m’encourager. Toujours, toujours et encore. Plus de 7 mois après son départ, il est toujours là et, même si on ne sait pas de quoi l’avenir est fait, de quoi notre avenir est fait, j’ai le sentiment que tout va bien aller, pour une fois.

Famille

Bien que je savais que ma famille allait me manquer, l’éloignement a parfois été dur. Mes grands-parents me manquent beaucoup et j’ai hâte de les revoir après presque un an sans les voir, à leur parler à peine et à avoir de leurs nouvelles plus par lettre que par autre chose. Mes parents ont pu devoir une fois en janvier mais, n’allant pas bien et ne sachant par gérer mes sentiments négatifs, surtout quand je ne peux pas les comprendre, ça ne s’est pas toujours très bien passé. J’avoue avoir été exécrable avec eux et c’est l’un de mes plus grands regrets de cette année. Cependant, voir dans les yeux de mes parents ces larmes lors de leur départ, surtout celles, malgré tout de fierté avait un drôle de goût, encore maintenant. Ma mère a pu revenir une seconde fois et là, m’étant débarrassée de la personne toxique, ça allait mieux. J’ai pu prendre du recul. Ma soeur aussi est venue pour quelques jours et ça a été des bons jours, malgré nos éternelles disputes et ça nous a fait un bien fou de nous voir. Lors de mes 18 ans, nous nous étions fait la promesse de se voir tous les ans, chez l’une et chez l’autre, chacune son tour. Cette année, c’était à elle de venir et nous nous sommes retrouvées à Tokyo, ce qui peu sembler tellement incroyable au fond.
Être loin de sa famille n’est pas toujours facile, en fonction de la relation qu’on a avec. Être loin d’eux est plus compliqué que prévu et j’ai hâte de les retrouver.

Expatriation

L’herbe est toujours plus verte ailleurs

J’ai aussi très rapidement réalisé que je ne pourrais pas vivre plus d’un an au Japon. A une époque où de plus en plus de personnes semblent s’expatrier, je préfère rester en France. Tellement de personnes sont étonnées de mon choix, entre le « Non mais en France, c’est la merde en ce moment » et les « Non mais le Japon, c’est parfait », ou encore « C’est mieux à l’étranger », j’ai vraiment le sentiment, qu’actuellement, ma place est en France. Partir longtemps de la France m’a permis de réaliser certains avantages que nous avons dans l’Hexagone. Je pense particulièrement au système de santé et au prix de la santé, l’accès à la contraception tout de même bien ouverte en France, du moins bien plus qu’au Japon, la place de la femme aussi, mais, bizarrement, la politique aussi.
Je ne sais pas encore comment bien mettre des mots sur ce sentiment mais je me sens mieux en France pour la vie de tous les jours, la vraie vie au fond. Certaines personnes ont tendance à oublier qu’il est très différent de voyager dans un pays et de vivre dans ce pays en question. Voyager au Japon et y vivre est très différent. Le quotidien metro-dodo, les frais de tous les jours à payer, les obligations, les différences culturelles, la perte des avantages à être touristes (je pense particulièrement au JR Pass), tout ceci est à prendre en compte quand on déménage au Japon ou tout autre pays étranger. Il faut toujours prendre ceci en compte et aussi ne pas s’en vouloir si on se sent mieux à l’étranger ou si on se sent mieux en France. De même, cette envie d’aller autre part peut rester quelques années ou rester à vie. De même, beaucoup me disent « Non mais une fois qu’on a goûté à la vie à l’étranger, on ne peut plus revenir en France. Tu verras, tu voudras aller ailleurs » mais, au fond, pour moi, je préfère rester en France. Au fond de moi, c’est là que je me sens le mieux actuellement.
Néanmoins, on verra bien de quoi l’avenir est fait!

Soi

Don’t be afraid to dive
Be afraid that you didn’t try

Un de mes buts était d’apprendre sur moi, d’apprendre à me débrouiller seule et, oui, comme dit, d’apprendre, de grandir. Sur ce point-ci, cette année a été une belle réussite. Comme dit, tout n’a pas été rose, ce qui est normal car rien est toujours positif, où que l’on soit. J’ai appris à être un peu plus égoïste dans le sens à m’écouter de temps en temps, de dire oui quand j’ai réellement envie de faire quelque chose et non quand l’envie n’est pas présente. J’ai réalisé un de mes rêves de gamine, survoler Tokyo de nuit. J’ai voyagé, j’ai ris. Je me suis écoutée. J’ai également repoussé mes limites avec le travail, réalisant ce que je ne pensais pas forcément être possible et appris à prendre sur moi. De plus, j’ai appris à prendre de la hauteur, à relativiser. Moi qui prenait beaucoup trop de chose à coeur avant, je laisse maintenant passer cette frustration, parfois même cette colère envers moi-même pour prendre le temps de me dire que ça pourrait être pire.
Cependant, le plus beau et ce dont je suis le plus fière est que, enfin, réellement, je m’aime et je suis heureuse avec moi-même. Ça parait égocentrique de le dire ainsi mais je suis convaincue qu’avant d’aimer une autre personne et de pouvoir être réellement heureuse avec, il faut s’aimer un minimum. Ne me méprenez pas, j’étais déjà bien avec moi-même mais j’avais toujours une petite hésitation. Cette année, j’ai vu mon corps changé du tout au tout, dans une direction que je ne pensais pas forcément possible. Pourtant, c’est bel et bien maintenant que je me sens presque entièrement bien. J’ai besoin de personne pour me rassurer, me dire que je suis belle ou autre, que j’ai forcément besoin d’être maquillée pour me sentir bien et belle, acceptée même. J’ai eu ce déclic, soudainement, quand j’ai réellement lâché la pression que j’avais accumulé, quand je me suis dit que c’était le moment de vivre l’instant présent. Et je n’ai jamais été aussi bien que depuis ce soir-là, où j’ai tout oublié, où j’ai envoyé dans les ronces la raison pour laquelle j’allais mal depuis 6 semaines. Et ne j’ai jamais été aussi heureuse que depuis ce soir-là, celui où j’ai repris ma vie en main et que j’ai vraiment réalisé que j’allais vivre, accompagner, une seule personne de son premier à son dernier jour. Cette personne, c’est moi. Alors autant s’accepter et s’aimer.


Entre mes 18 et mes 21 ans, j’étais entre la fin de l’adolescence et le début de la vie adulte et il fallait que je gère ce changement qui est assez important pour tout le monde. Cette année, j’ai l’impression d’avoir réellement dit au revoir à la Louise qui étudiait, celle qui était encore un peu dans les jupes de sa mère comme on dit, pour me tourner plus vers le futur, la vie d’adulte. J’avance avec le sourire et avec confiance.
De même, ça peut parfaire bête mais j’ai aussi appris à tout faire seule. Ouvrir mon compte bancaire, souscrire mon forfait, chercher du travail, tout ceci, je l’ai fait réellement seule. Je ne pouvais pas appeler ma mère ou mon père à chaque obligation administrative étant donné que l’administratif japonais et le français sont assez différents. Ca peut paraitre rien mais ça m’a donné confiance pour plus tard et le faire seule en France, du moins de plus en plus seule jusqu’à être entièrement indépendante.

Soirée(s)

Terre brûlée au vent 
Des landes de pierre, 
Autour des lacs, 
C’est pour les vivants 
Un peu d’enfer, 
Le Connemara. 

Cette année, j’ai réellement découvert le sens du mot « soirée » et ce qu’une bonne cuite était. Le Japon est un pays où l’alcool coule à flot, où les pintes de bière sont peu chère et où il existe des forfait de 3h de boissons à volonté. J’ai commencé à vraiment sortir cette année et à passer des nuits entières dans des bars. Enfin je dis « des » bars mais c’est toujours mon petit bar. J’ai fêté Nouvel An là-bas, j’ai pris ma première vraie bonne cuite dans ce bar (le lendemain était bien dur mais tellement de bons souvenirs!). J’ai passé des belles soirées à chanter à tue-tête en français et en anglais, parfois japonais, plus ou moins bien et à raconter un peu tout et n’importe quoi. J’ai également fréquenté, surtout en décembre, les boîtes avec des amis à danser toute la nuit ou presque. Cependant, l’une des meilleures soirée, à mes yeux, reste celle où je suis avec mes amies, chez l’une d’elle et qu’on veut juste tout oublier, oublier une journée désastreuse, bien trop forte en émotions et repartir sur les meilleures bases possibles. Au fond de mon coeur, la meilleure, celle qui a ce goût doux-amer est celle où, après un déménagement, j’aide toujours la même année, ma complice de connerie comme je dis, à ramener un chariot et que je finis assisse dessus alors qu’elle me pousse dans les rues de son quartier résidentiel avant qu’on se pose et qu’on parle de tout et de rien. Le gout de la bière japonaise, surtout la Sapporo, le vodka-redbull, l’odeur des Malboro et certaines chansons me rappelleront toujours ces quelques mois de folie.

Travail

Cette année, j’ai eu la possibilité de faire deux boulots très différents. Pendant 3 mois, je travaillais dans une konbini, une supérette japonaise qui ne ferme jamais. Au début, tout allait bien mais, soudainement, sans que je sache pourquoi, ça n’allait plus avec mes supérieurs, du jour au lendemain. Pendant 2 mois, j’ai pris sur moi, surtout qu’ils profitaient du fait que je restais que 3 mois pour me faire travailler n’importe quel jour et que j’étais la personne à sacrifier pour Noël par exemple. On m’avait dit que Noël allait être chargée comme journée. J’ai dû voir 4 personnes en 5h de travail. Et mon collègue ne me parlait pas. Longue journée. J’ai aussi découvert cette hypocrisie japonaise, celle où on nous dit pas forcément directement ce qui ne va pas mais qu’on va se plaindre chez le supérieur. Au lieu de me dire que je faisais mal quelque chose, ma supérieure s’est plainte à ma patronne d’une action que je ne faisais pas bien. J’ai dû énerver ma patronne pour qu’elle me dise ce qui ne va pas alors que ça faisait 3 semaines que ma supérieure s’en était plainte. Ainsi, pendant 3 semaines, j’ai encore plus énervé ma supérieure. De même, on ne m’expliquait pas forcément comment faire quelque chose, comme si tout était logique. Quand je demandais, on me soupirait presque dessus. Encourageant tout ça. On retrouve aussi ceci en France, bien sûr, mais ces 3 mois, surtout les 2 derniers, ont été durs.
Néanmoins, par la suite, j’ai travaillé comme guide et là, ça a été la libération. Je faisais un métier que j’appréciais réellement et je pouvais échanger sur la vie au Japon, le Japon et la vie en général, ce qui fait du bien. Même si je me rendais souvent au même endroit dans Tokyo, je voyais toujours ces endroits différemment. Et au moins, je passais mes journées à l’extérieur et je n’avais pas l’impression d’être un robot.

Voyages

Le voyage est une espèce de porte par où l’on sort de la réalité comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve.

Cette année, j’ai également découverts de sublimes endroits au travers du Japon. Je suis allée sur la côte du sud-ouest de Honshu, l’île principale, avec Matsue et Tottori, le Nord du Japon avec Sapporo mais aussi l’archipel d’Okinawa, beaucoup plus tropical. J’ai enfin visité Kobe et Himeji tout comme je me suis rendue à Matsumoto, Takayama et Kanazawa sans oublier Shirakawa-go. J’ai également voyagé hors du Pays du Soleil Levant en partant quelques jours à Taipei, Taiwan, ce qui m’a fait énormément de bien de découvrir une nouvelle culture. J’aime découvrir des nouvelles cultures, comprendre le monde et comment ce dernier fonctionne.
J’ai réalisé que je voulais vraiment beaucoup voyager dans ma vie. La liste d’endroits où j’aimerais poser le pied un jour s’allonge avec le temps mais j’ai encore tellement d’année pour tous les faire. J’ai hâte de découvrir des nouveaux pays, des paysages inédits et de revenir des aventures.

Voici qu’une partie de ce que j’ai appris cette année. C’est beaucoup, n’est-ce pas? Vous avez pu voir au travers de mes articles certains points mais j’ai gardé la grande majorité « privée » (car, bon, j’ai beaucoup partagé sur Instagram et Twitter). Je me sens maintenant prête à partager une partie avec vous. Et vous, si vous êtes parti à l’étager, qu’avez-vous appris? Certains points vous étonnent-ils?

Bisous <3